QRM 3 : Concernant l’annonce d’une mauvaise nouvelle en phase palliative ou terminale d'une maladie grave, chronique ou létale :
- A. elle est souvent perçue de manière violente et angoissante par le patient et ses proches
- B. il existe une distinction à prendre en compte entre « information » et « vérité »
- C. il est obligatoire d’aborder tous les éléments d’information à la première consultation
- D. il est conseillé de s’assurer de la bonne compréhension du patient en le questionnant
- E. il est recommandé de ne pas laisser d'espoir afin d’éviter au patient d’être déçu
Distinguer l’information et la vérité lors de l’annonce d’une mauvaise nouvelle :
De manière un peu schématique, on peut distinguer l’information et la vérité.
- L’information est un savoir biomédical que le médecin transmet à une personne.
- La vérité concerne d’abord ce que vit la personne, ce qu’elle ressent et éprouve dans sa chair et son esprit, ce qu’elle parvient à se dire sur sa propre situation.
- Il existe un écart entre l’information et la vérité.
- Il ne suffit pas d’annoncer un diagnostic ou un pronostic pour que le patient et/ou son entourage l’intègrent. Le plus souvent, le patient intègre de 0 à 30 % des informations délivrées.
- L’information à délivrer implique que le médecin soit attentif à ce que la personne peut ou veut entendre au moment présent.
- L’information est suivie d’un temps d’accompagnement et de réflexion pour permettre à l’interlocuteur d’intégrer à son rythme les informations délivrées. Le médecin doit respecter la temporalité du patient.
- Un des enjeux de la relation médecin-patient est d’offrir à la personne malade la possibilité de découvrir et mettre en mots sa propre vérité.
- L’intégration de sa propre vérité est favorisée par une écoute et la qualité de la relation établie entre la personne malade et le médecin.
- Les autres acteurs du soin ont aussi un rôle fondamental, notamment d’écoute et d’accompagnement.